Samedi 5 décembre 2009 6 05 12 2009 10:52

"Ours Ariege Pastoralisme", c'est fini !

Nous travaillons actuellement sur un nouveau blog, plus actuel, dont nous vous donnerons l'adresse très prochainement.

Il devrait s'appeller PROHVALA "PRrotection de l'Ours brun en Haute VALlée de l'Ariège" et se concentrera davantage sur cette partie géographique des Pyrénées.

A très bientôt !

Par Kouki - Publié dans : Ours - Communauté : ARIEGE
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 22:08

2010 Année de la Biodiversité : l’Etat français abandonne l’ours brun ?

2010 Année de la Biodiversité : l’Etat français abandonne l’ours brun ?

Novembre 2004 : Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, tombe sous les balles de René Marquèze.

Novembre 2009 : 5 ans après, triste bilan. Où en est l’ours en France ?

Un collectif d’associations demande l’intervention de la Commission Européenne pour maintenir une population d’ours viable.

En 1981, la France lançait « le plan ours » pour sauver l’espèce de l’extinction. Le 3 novembre 2004, le Président de la République Jacques Chirac, ému par la nouvelle, annonce au Conseil des Ministres que la disparition de Cannelle est une grande perte pour la biodiversité en France et en Europe. Mais la France, soucieuse de ménager les lobbies menaçants opposés à l’existence de l’ours (chasseurs, éleveurs, promoteurs et aménageurs), ne s’est nullement donné les moyens de défendre sa cause. Malgré les promesses de restauration des populations et les programmes de réintroductions au compte-goutte de 1996 et de 2006, la population ursine dans les Pyrénées françaises est toujours à l’agonie.

Nous dénonçons :

  • Les manquements de l’Etat dans le dossier de la protection des ours dans les Pyrénées.

En 50 ans, l’habitat des ours n’est toujours pas efficacement protégé, la chasse en battue sur leur territoire n’est toujours pas interdite et les renforcements de populations couvrent à peine les morts naturelles, accidentelles ou intentionnelles.

  • Une politique de réintroductions peu ambitieuse.

Elle n’a pas permis de restaurer la population d’ours dans un état de conservation favorable et a laissé s’éteindre le noyau des ours autochtones isolés à l’ouest des Pyrénées. Les réintroductions n’ont pas pour simple but de satisfaire les exigences a minima de la communauté européenne en conservant une quinzaine d’ours sur son territoire comme dans un petit zoo. Elles doivent permettre de conserver une population viable.

  • Une mauvaise utilisation des fonds destinés à la protection de l’ours

Plusieurs organismes ont été subventionnés pendant de longues années sans pouvoir fournir de résultats.

  • Le financement des associations ultra-pastorales violentes et opposées à l’ours avec des fonds publics.

L’ASPAP a reçu 20.000 euros en 2006 de la part du conseil général de l’Ariège. Le Président du Conseil Général de l’Ariège, Augustin Bonrepaux, est d’ailleurs lui-même un opposant à l’ours. Au terme de 10 ans de gestion, la population d’ours est au plus mal, surtout après l’abattage de deux femelles.

  • Le manque de volonté des pouvoirs publics

Ils continuent d’indemniser les éleveurs qui refusent catégoriquement les mesures de protection des troupeaux, au lieu de conditionner le versement des indemnités à leur mise en place.

  • La complicité de la justice française.

En traitant les affaires environnementales comme des affaires secondaires, elle augmente le sentiment d’impunité chez les chasseurs et les activistes ultra-pastoraux.

Nous demandons :

  • L’apport immédiat de femelles dans la population occidentale où ne subsistent plus que 2 ou 3 mâles. Et le recours régulier à des renforcements de l’ensemble de toute cette population d’ours dont les effectifs sont trop faibles pour assurer sa survie à moyen terme, tant que cette dernière ne sera pas garantie par les experts.
  • La création de zones de protection intégrale dans les Pyrénées dont l’ours serait un des grands bénéficiaires.
  • L’interdiction de la chasse en battue et avec chiens dans les zones où la présence d’ours est avérée, notamment par l’équipe technique ours, et surtout dans les zones identifiées au préalable comme zone d’élevage des jeunes pendant les deux mois qui précèdent l’entrée en tanière.
  • Que l’Etat mette en place un contrat avec les éleveurs afin de rendre systématique la protection des troupeaux dans les zones à ours, et que l’indemnisation des dégâts soit réduite en cas de refus des moyens et dispositifs de protection
  • Que l’Etat finance la recherche sur les nouveaux moyens de protection des troupeaux à l’aide de spécialistes (clôtures, effarouchements lumineux ou sonores…)
  • Le renforcement des effectifs de l’ONCFS pour lutter contre le braconnage, les pièges, les empoisonnements et les armes à feu.

Depuis de trop nombreuses années, l’Etat français s’arrange pour faire disparaître une espèce menacée en faisant croire qu’il la protège. Aujourd’hui, nous demandons au Conseil des Communautés Européennes d’ouvrir une enquête et de mettre la France face à ses engagements communautaires.


2010 est l’année que s’est fixée la Communauté Européenne pour faire le point sur l’état de la Biodiversité, en espérant constater le ralentissement de sa dégradation.

A cette occasion, il est du devoir de tous de briser les murs du silence et les langues de bois. La France n’aura aucun droit, aucune légitimité à s’ériger en modèle. Les engagements pris ne sont pas respectés. Les espèces continuent à décliner, les habitats à se réduire, en raison de décisions visant à préserver ou accroitre les intérêts corporatifs au détriment des aspirations majoritaires des citoyens.

Il est du devoir des commissaires européens en charge de la biodiversité d’exiger de la France qu’elle respecte les obligations qui lui sont faites, pour lesquelles elle a adhéré aux programmes de conservation et protection, et pour lesquelles elle reçoit des aides financières.

Il est du devoir des citoyens des pays de la communauté européenne de soutenir les initiatives visant à obtenir de la France le respect de ses engagements.


Liste des signataires et contacts : www.collectif-ours.fr

Par Kouki - Publié dans : Protection animale - Communauté : Pyrénées
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 21:21

L'enquête lancée suite aux déclarations de Philippe Lacube* en Septembre, qui affirmait que deux ours avaient été tués en Haute Ariège en Juin, sont toujours en cours. Où en sommes nous ?

Deux ours sont vraismeblablement actuellement présents dans ce secteur : Balou, sur les communes de Orgeix, Orlu et Mérens depuis Septembre, ainsi qu'un autre ours repéré grâce aux prédations sur les communes d'Auzat ( début Septembre ) et Aston ( 10 Octobre ).
S'agit il de Boutxy ? Pas sûr, il pourrait s'agir du troisième ours non identifié par la génétique mais repéré l'année dernière dans le Vicdessos.


Boutxy, certainement l'un des ours les moins discrets des Pyrénées, n'a pas été observé de tout l'été, ce qui est inquiétant. Mais à l'heure qu'il est, rien ne permet encore d'affirmer que Boutxy a bel et bien été tué.
Ce qui est sûr, c'est que dans ce cas il sera rapidement remplacé comme l'a affirmé Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, dans un récent interview.


Boutxy est un ours de 12 ans, né en 1997. Sa mère n'était autre que Mellba, tuée par un chasseur alors qu'il n'avait que 8 mois.  La disparition prématurée de sa mère a peut être contribué à forger le caractère très spécial de Boutxy, très différent de sa discrète soeur Caramelles. Boutxy est en effet un ours peu farouche, contre lequel de nombreuses opérations d'effarouchement ont été menées ( ex: une battue en 2006 ). Jamais agressif envers l'homme, l'ours Boutxy s'est souvent laissé observer en Haute Ariège, comme en Mars de cette année dans la vallée de Savignac par des randonneurs.

Mais Boutxy s'est aussi fait des ennemis, surtout dans le milieu pastoral, car il a une fâcheuse tendance à attaquer les brebis...souvent laissées en totale liberté sur l'estive, de jour comme de nuit, dans certaines vallées de la Haute Ariège. Adulé et détesté, Boutxy a été percuté par un minibus l'année dernière sur la rn20 qu'il est obligé de traverser pour passer des montagnes d'Orlu et du Donezan aux vallées d'Ax et du Vicdessos. Certains de ses détracteurs ont poussé jusqu'à dire qu'il était anormal que Boutxy se trouve sur une route...alors qu'ils ne s'inquièteraient pas d'y croiser un chevreuil ou un sanglier !

Désormais, on peut très bien imaginer que Boutxy a froidement été tué. S'il est un bien mauvais ambassadeur de l'ours dans la vallée la plus anti ours des Pyrénées, Boutxy ne mérite pourtant pas se traitement de la part des éleveurs radicaux, car il n'est qu'un animal.
Au XXIème siècle ce devrait être aux hommes de s'adapter à la présence de l'ours, même spécial comme Boutxy, et pas le contraire. Le braconnage de cet ours, s'il a eu lieu, est dangereux pour l'espèce mais aussi pour la société, car il démontre que des modes de pensée et des comportements moyennageux sont toujours bel et bien présents dans nos villages et vallées pyrénéens.

* anti ours ayant participé activement à de violentes actions contre la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées


Voici un article de Ariège NEWS sur ce sujet :

«Deux ours auraient été tués en Ariège au Printemps dernier»…

On dit que la rumeur courait déjà bien avant que Philippe Lacube, président de l’ADIP (Association de Défense de l’Identité Pyrénéenne), ne fasse ses déclarations fracassantes à la presse.

Il avait alors déclaré: «
c’est vrai que le ménage a été fait […] Je pense que ce sont des gens qui vivent dans la montagne, et qui ont toujours dit que ça se réglerait dans la montagne.

Je ne veux pas savoir qui c’est. Chacun est responsable de ses actes
» (
voir notre article du 3 septembre 2009).

Suite à ces «révélations» qui n’en étaient pas (des bruits circulaient déjà depuis un moment), une enquête administrative a été menée.
N’ayant rien donné, une enquête judicaire a pris le relais.

Apparemment, la «disparition» ne concernerait qu’un seul ours (Boutxy) dont on est sans nouvelle depuis mai.

L’objectif de la gendarmerie: obtenir de plus amples informations sur les bruits qui parcourent vallées et montagnes sans jamais se faire prendre.

Et si les langues ne se délient pas facilement, «c’est parce que s’en prendre à une espèce protégée est une infraction pénale, passible de six mois de prison et d’une amende»

Après une trentaine d’auditions et divers moyens mobilisés pour tenter de retrouver l’ours (équipes héliportées, utilisation de chiens pour chercher une éventuelle dépouille), toujours rien.
On continue donc de parler au conditionnel.

Mais voilà qu’aujourd’hui, l’enquête menée par les gendarmes provoque la colère de l’ASPAP (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Ariège-Pyrénées).

Elle ironise dans un communiqué de presse: «plaçant l’enquête sur les disparitions d’ours au tout premier rang des priorités relatives à la sécurité de nos concitoyens, des moyens sans précédent sont mobilisés depuis 8 jours pour auditionner tout ce qui porte un béret, un fusil, ou encore festoie en Ariège lors des transhumances de printemps»

Selon Antoine Leroy, procureur de la république de l’Ariège, «
c’est un sujet important et sensible.

Nous avons voulu faire les choses rapidement. C’est cela qui donne l’impression qu’une «artillerie lourde» a été déployée
»

Autre point fustigé par l’ASPAP dans le communiqué: la méthode; avec le fait que les personnes aient été convoquées par téléphone.

Là aussi, Antoine Leroy rétorque: «il a été convenu que ces auditions se fassent de la façon la plus douce.

Il est apparu plus convenable de convenir d’un rendez vous par téléphone avec les gens, plutôt que de leur imposer une date, un lieu, et une heure par courrier.
C’est dommage que ça n’ait pas été compris
»

Autre mise au point qu’a tenu à faire le procureur de la république: aucune écoute téléphonique n’a été mise en place, et aucune garde à vue n’est prévue.

Philippe Lacube devrait être lui aussi entendu, en tant que témoin comme les autres. A l’heure actuelle, il reste cinq auditions.

Mais selon Antoine Leroy, «dès lors qu’on n’a pas vu d’ours et qu’il n’y a pas de témoignages précis, c’est vrai que le dossier n’est pas bien lourd. Si aucune réponse n’est apportée, il sera classé sans suite»

Bref, dans une affaire où personne n’a rien vu et rien entendu, on peut s’attendre à ce que toutes ces suppositions restent à l’état de rumeur éternelle.

Et d’un bout à l’autre du département, les bruits courent toujours…


ours ariège contact : ours-ariege-pastoralisme@live.fr




Par Kouki - Publié dans : Ours - Communauté : Ecologie et Environnement
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 10 2009 14:33
Entendus, mais pas vus. Les cerfs pourtant nombreux se sont montrés discrets en cette après midi d'Automne Ariégeois. Voici deux photos d'une balade appréciable entre Haute Ariège et Couserans.


Des chevaux Pyrénéens jouissent silencieusement d'une nature généreuse, tandis que vaches, cerfs et oiseaux braillent à tout-va. Un magnifique concerto !
Les autres photos suivront, mais pour l'instant le téléchargement ne fonctionne plus !
Par Kouki - Publié dans : pastoralisme - Communauté : ARIEGE
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 10 2009 14:08
Mme Chantal Jouanno, Conseillère d'Etat à l'Ecologie, a récemment été interviewée par un journaliste de France 3 sur la question de l'avenir de l'ours brun dans les Pyrénées.
Nous apprenons dans cet entretien très intéressant, et rassurant sur de nombreux points, que les ours abattus par l'homme, tués sur la route, ou encore éliminés parce que considérés comme dangereux, seront remplacés, comme il était d'ailleurs déjà prévu de le faire.
Ainsi, un espoir survient pour la population d'ours bruns.

En effet jamais ces ours disparus à cause de l'homme n'ont été remplacés :
-Claude, une ourse braconnée dans les Pyrénées Atlantiques en 1994
-Mellba, une ourse tuée lors d'une partie de chasse en Haute Garonne en 1997
-Cannelle, une ourse tuée lors d'une battue dans les Pyrénées Atlantiques en 2004
-Franska, une ourse percutée sur une route dans les Hautes Pyrénées en 2007
-Deux ours probablement braconnés en Ariège en 2009 ( l'enquête judiciaire est en cours )

6 ours pourraient donc être remplacés, ce qui donnerait un coup de pouce aux différents noyaux de population, surtout les populations orientales et occidentales qui sont dépourvues de femelles et donc non viable.
La Ministre a eu un discours très diplomate, elle a démontré qu'il était possible de donner de l'importance au pastoralisme et à l'ours, qui sont des composantes essentielles du patrimoine Pyrénéen et que la sauvegarde de l'un va de pair avec la sauvegarde de l'autre.

Voici un lien qui vous dirigera vers l'intégralité de l'entretien accordé par Chantal Jouanno à France 3 Sud : http://a988.v101995.c10199.e.vm.akamaistream.net/7/988/10199/3f97c7e6/ftvigrp.download.akamai.com/10199/sgv/diff/videotheque/regions/sud/videosactu/E6F2B_1083847_itv_jouanno_int_0000071r.wmv

Et voici un article complet sur ce sujet, édité par la Buvette des Alpages :

La secrétaire d’état à l’écologie va rencontrer pro et anti ours. Chantal Jouanno a entamé une série d’entretiens avec tous les acteurs du plan Ours. 11 rencontres avec les antis ours et le pro ours. Depuis le début de la réintroduction des plantigrades dans les Pyrénées, les tensions sont vives dans le massif.

Les éleveurs notamment qui perdent des animaux chaque année sont très remontés contre ce plan Ours. Au mois de Septembre dernier, les opposants ont d’ailleurs annoncé que 2 ours avaient été tués lors d’une battue. Cette information n’a pas pu être vérifiée mais Chantal Jouanno a annoncé aujourd’hui que tous les ours tués seront remplacés.

En revanche si un animal pose problème, elle affirme qu’il sera retiré du massif. En 2006, cinq ours slovènes ont été réintroduits dans les Pyrénées, provoquant colère et manifestations d’élus locaux et de nombreux éleveurs. La population d’ours dans le massif est officiellement évaluée à une vingtaine d’individus.


Le reportage de France 3

Même si les enquêtes n’ont pour l’instant rien donné, la disparition des deux plantigrades annoncée par les anti ours en septembre est désormais considérée comme établi. (NDLB - Lire la note de la buvette du 3 septembre : Philippe Lacube affirme que 2 ours ont été abattus en Haute Ariège en juin.)

Deux mois après ces évènements, Chantal Jouanno vient de débuter une série de 11 rencontres avec les acteurs favorables ou bien opposés à la présence de l’ours dans les Pyrénées. Première annonce : les ours tués seront remplacés.

Chantal Jouanno : « La logique, elle est très simple. C’est de dire : les ours sont dans les Pyrénées, et on a un engagement international, un engagement dans la convention de Berne et un engagement européen. On ne va pas se mettre au ban de l’Europe et quitter l’Europe. Donc nous les respectons. Mais très simplement, quand un ours est tué pour des raisons anthropiques, on le remplace, parce que, je n’ai vu nulle part que les pyrénéens souhaitaient la disparition de l’ours dans les Pyrénées. »

S’agit-il du remplacement des deux derniers spécimens disparus dans la Haute Ariège ou doit-on aussi compter Franska, tuée par une voiture et les deux premiers, abattus par des chasseurs en légitime défense ? La ministre ne décidera sans doute qu’après la fin de ses consultations, mais on note tout de même un changement de discours au ministère où l’on ne parle plus de « renforcement » mais plutôt de « maintien » de la population.

Chantal Jouanno : « La question est celle du maintien de l’ours, dans les Pyrénées. Je vous ai dit très exactement la série de rendez-vous que nous avons aujourd’hui vise précisément à savoir où ? Quand ? Comment ? Combien ? Enfin, ce qu’il faut exactement, donc, on n’est pas là aujourd’hui à dire combien il faut renforcer d’ours, ou pas renforcer d’ours ; très clairement on maintiendra la population d’ours. »

Disparition aussi d’un tabou : en cas d’attaque à répétition et de comportement trop familier, l’ours à problèmes sera recapture.

Chantal Jouanno : « Je pense qu’il faut banaliser entre guillemets la gestion de l’ours. Que tous les ours soient clairement suivis. Que l’on puisse aussi clairement dire : s’il y a un ours à problèmes, il y a un protocole, et s’il faut, on le prélève. Il faut vraiment dire les choses très clairement aux uns et aux autres et effectivement, éviter toute surmédiatisation. »

C’est une remise à plat du dialogue avec tous les acteurs, mais surtout les éleveurs et les bergers que veut Chantal Jouanno qui annonce aussi sa venue prochaine sur le massif.


Chantal Jouanno avait directement réagi à l’annonce faite par Philippe Lacube.

Chantal JOUANNO : J’ai demandé au préfet de région Midi-Pyrénées, le préfet de massif, d’ouvrir deux enquêtes. Une enquête administrative, menée par la gendarmerie, puis une enquête technique, diligentée par l’ONCFS. Je viens de recevoir le résultat de ces deux enquêtes. L’enquête administrative n’a rien donné. Mais l’enquête menée par les techniciens de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage fait état d’une suspicion. J’ai demandé à l’Office de poursuivre cette enquête. A l’heure actuelle, on ne peut pas dire si un ours a été tué, ou non : il n’y a qu’une suspicion.

DDD : La chasse à l’ours aurait repris dans les Pyrénées : c’est en tout cas ce qu’affirme une association ariégeoise.
Chantal JOUANNO : Si tel est le cas, c’est inadmissible ! Ce serait un échec pour tout le travail de préservation mené depuis des années. L’ours est une espèce protégée, menacée. Dès que j’ai eu connaissance de ces déclarations, j’ai demandé au préfet de l’Ariège de transmettre au procureur. A lui de déterminer quelle suite il va donner.
DDD : Que ferez-vous si la preuve est apportée que des ours ont été tués ?
Chantal JOUANNO : Nous porterons plainte. C’est un délit. Notre rôle est de faire respecter la loi. Beaucoup de choses ont été faites dans les Pyrénées : des aides au pastoralisme, des remboursements en cas de prédation. On a progressé sur tellement de sujets que ce serait dommage de retourner en arrière ! Mais je ne veux pas d’une politique parisienne qu’on imposerait aux habitants des Pyrénées.Sources : FR3 et DDD


Que conclure de cette interview ?

La France respectera ses engagements internationaux. Rien d’anormal à cela.

"Les ours tués pour des raisons anthropiques seront remplacés." Chantal Jouanno a pris sa décision : il y aura de nouveaux ours ! Elle s’intérroge sur "où, quand, combien", pas sur l’éventualité d’un remplacement.

Chantal Jouanno n’utilise ni le passé, ni le futur. La question est bien de savoir s’il y aura confirmation qu’en plus des deux ours tués en Haute Ariège, cet été, puisque que leur disparition est considérée comme « établie », d’autres ours seront remplacés.

Les autres ours tués « pour des raisons anthropiques » sont : Claude, Mellba, Cannelle et Franska.

Novembre 1994 : lors d’une battue aux sangliers, dans une ancienne réserve dite "Lalonde", l’ourse "Claude" est tuée par des chasseurs de Borce (André Apiou). Dénoncés plus tard, ils seront jugés par le TGI de Pau et condamnés en janvier 1999. Claude était l’avant dernière femelle de la lignée pyrénéenne.

27 septembre 1997, l’ourse "Mellba" est abattue par un jeune chasseur, Jean-Philippe Gausseran, sur la commune de Bézins-Garaux (Haute-Garonne), un fief d’opposants aux ours. Alain Suberbielle, photographe et naturaliste, présent ce jour- là dans le village, voit le jeune chasseur fier, nullement ému par son acte, assis sur un tracteur. La plainte est classée sans suite. Malgré bien des rumeurs sur le prétendu suicide du chasseur, ce dernier est toujours vivant.

Le 1er novembre 2004. La dernière femelle de souche pyrénéenne, "Cannelle", alors accompagnée d’un ourson né dans l’année, est tuée par un chasseur sur le territoire de la commune d’Urdos. Cette femelle est connue pour se cantonner depuis plusieurs automnes sur Urdos. Elle est présente avec son petit depuis deux mois dans le secteur qui sera l’objet de la battue fatale. Le chasseur est jugé mais relaxé par le TGI de Pau le 21 avril 2008 puis reconnu responsable civilement en septembre 2009 et condamné à une peine de 11 000€. Août 2007 : l’ourse "Franska", lâchée au printemps 2006, est tuée par un véhicule conduit par un militaire sur la RN 21, route à quatre voies, sur la commune de Viger (65).

Lire : la mort des derniers ours des Pyrénées.


Si on remonte plus loin, mais, il est peu probable que la ministre remonte plus loin, ajoutons que Jean-Jacques Camarra cite 6 cas de braconnage dont deux sur des femelles suitées (celles de 1982 et 1983 ?) entre 1974 et 1989. Gérard Caussimont, lui, cite 8 ou 9 ours qui auraient été tués entre 1976 et 1995 en Béarn et Soule et 5 de plus dans les Pyrénées espagnoles. C’est ainsi, qu’on admet généralement qu’entre 1976 et 1995, treize ou quatorze ours ont été tués dans les Pyrénées occidentales.

Il semble évident que l’interprétation des paroles de Chantal Jouanno va alimenter les discussions et les forums. Au sens strict : 6 ours sont morts de causes anthropiques depuis 1994, 4 femelles : Claude, Mellba, Cannelle, Franska, ainsi que les 2 ours tués en Ariège, probablement 2 mâles, dont peut-être Boutxi.

Si la ministre souhaite "maintenir la population" d’ours, il faut envisager le remplacement de 6 ours dans les Pyrénées. Le journaliste de France 3 fait la même interprétation quand il dit : « Chantal Jouanno a annoncé aujourd’hui que tous les ours tués seront remplacés. » Les pyrénéens ne souhaitent pas la disparition de l’ours dans les Pyrénées.

Il est rassurant de voir que la désinformation sur la représentativité des antis ours n’a pas été efficace. Tous les sondages montrent en effet que la majorité des pyrénéens (et des français) veulent garder la population d’ours présente dans les Pyrénées.

On ne parle plus de « renforcement » de la population mais de « maintien » de la population.

Il est intéressant de relire lerapport rédigé par Christopher Servheen en 1996 ainsi que les études qui étudient la viabilité de la population d’ours dans les Pyrénées, puisque quand Chantal Jouanno parle de « maintenir la population », c’est bien de viabilité de la population qu’il s’agit. Il est loin d’être sûr que le gouvernement soit si ambitieux...

* Analyse de la viabilité de la population d’ours des Pyrénées, Pierre-Yves Quenette , Guillaume Chapron, Stéphane Legendre et Jean Clobert * Le document officiel sur le site de l’Etat (plus officiel que la buvette !)


Protocole des ours à problèmes

En cas d’attaque à répétition ou de comportement trop familier, c’est à dire d’ours dit « à problèmes », Chantal Jouanno utilise deux verbes différents : « recapturer » ou « prélever ». Dans la différence : la vie de l’ours, pas moins. Le contenu du protocole existant n’est donc pas remis en cause. Ces mesures qui existaient déjà prévoient le remplacement de tous les ours « prélevés » ou éliminés. Il n’a juste jamais été mis en pratique, puisque le débat était de savoir si l’ourse Franska était ou n’était pas une ourse à problèmes et si les conditions du protocole étaient respectées (mesures de protection, effarouchement etc.) On devra s’attendre dans le futur a des ours "retirés" puis remplacés. Faut-il comprendre capturés ou tués ?


Suivi

Il semble (à confirmer), que Chantal Jouanno désire que tous les ours soient équipés d’émetteurs. L’équipe technique ours devra dans ce cas être sérieusement renforcée. Cela fait partie des conclusions des rapports qu’elle avait demandé et qui ont servis de base au "Groupe National Ours des Pyrénées", GNOP, GNOP ! Les ours des Pyrénées y perdront en sauvagerie et en liberté. Gagneront-ils en sécurité en échange ? La survie de la population est-elle à ce prix ? L’homme doit-il toujours gérer et intervenir pour tout contrôler ? Demain les loups, les lynx, les vautours, les gens ? L’instrumentalisation des ours est en marche. Hy tech made in Pyrénées ! Et pourquoi pas le collier à décharges électriques tant qu’on y est ?


Médiatisation

Chantal Jouanno désire éviter « toute surmédiatisation ». Vu le goût de la presse locale (papier comme web) pour le sang des brebis et les dégâts d’ours, et vu le lobbying efficace des opposants dans certains médias nationaux, on se demande comment elle va s’y prendre pour éviter le sensationnalisme et l’usage de la peur de l’ours par certains. L’intention de calmer le jeu est là et c’est une bonne chose, la suite dira si elle y parviendra. Les éleveurs ne manqueront pas de se charger de la médiatisation, n’en doutons pas.


Visite

Chantal Jouanno va venir dans les Pyrénées pour rencontrer les acteurs. Je ne pense pas, comme le journaliste, qu’il s’agira d’une « remise à plat ». Il sera difficile en effet de faire « table rase » de l’historique de ce conflit et des responsabilités de l’Etat dans ce dossier. Je lui souhaite du courage et de la diplomatie.

En tout cas, Chantal Jouanno semble vouloir s’occuper personnellement du dossier et l’Etat, respecter ses obligations. C’est déjà une chose nouvelle. Si maintenant les acteurs pouvaient aussi simplement respecter la loi et ne pas essayer d’imposer « leur loi », le dossier pourrait enfin progresser.

Par Kouki - Publié dans : Gros coup de coeur - Communauté : Ariège
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 10 2009 12:46
Article Pays de l'Ours daté du 15.10.09

Parole d'Ours : le bilan 2009

15-10-2009 - 15:01
FERUS et Pays de l'Ours - Adet ont présenté le bilan du programme "Parole d'ours 2009". 24 bénévoles et 7 professionnels sont partis tout l'été à la rencontre du public dans les Pyrénées.


Parole d'Ours est un programme associatif d’information et de communication sur l’ours dans les Pyrénées, créé par l'association FERUS.

Fort de l’expérience 2008, FERUS a lancé le 1er juin 2009 la seconde édition du programme Parole d’ours et l’a enrichi d’un partenariat avec l’association Pays de l’Ours- Adet qui a co-animé le programme sur le terrain.

Bilan de cette saison 2009 :

Des chiffres :

  • 161 communes visitées et impliquées sur 5 départements pyrénéens.
  • 1 061 commerces/structures d’hébergement impliqués dans la diffusion de l’information sur l’ours.
  • plus de 120 000 plaquettes d’information diffusées.
  • 2 265 personnes sondées (essentiellement sur les marchés).
  • 7 encadrants, 24 bénévoles, 116 journées en action.


De juin à septembre, l’équipe Parole d’ours a sillonné les Pyrénées pour rencontrer les populations locales et les gens de passage dans les Pyrénées, au sujet de l’ours.

Premier constat : Ils sont demandeurs d’informations objectives sur l’ours et ne se retrouvent pas dans les outrances et les mensonges d’une minorité d’opposants à l’ours, radicale et violente.

Ce programme d’écobénévolat répond donc à la forte demande d’information sur la biologie de l’ours brun, de l’attitude à adopter en cas de rencontre, et permet également de recueillir l’avis des habitants et des gens de passage, dont les touristes, sur la présence de l’ours dans les Pyrénées.

Chaque jour, une équipe de bénévoles encadrée par un professionnel, a proposé aux commerçants comme aux passants de répondre à un questionnaire et leur remet une documentation complète et objective sur le sujet.
Les commerçants nous aident ensuite à diffuser les brochures d’information auprès de leur clientèle.

les résultats de l'enquête :

En 2009, 76 % des personnes sondées se disent favorables à la présence de l’ours contre 69 % lors de l’édition 2008.


le programme Parole d'Ours nous a permis de constater une dynamique locale croissante en faveur de l’ours dans les Pyrénées !


Pour en savoir plus :
Le dossier-bilan complet "Parole d'ours 2009" (pdf; 1,7 Mo)

Sommaire

*Zone d’action de Parole d’ours 2009, synthèse chiffrée
*L’ours : petit historique d’une situation préoccupante
*Qui sommes-nous ?
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Par Kouki - Publié dans : Ours - Communauté : Pyrénées
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 10 2009 12:40

Voici un article PAYS DE L'OURS daté du 15.10.09

Pyrénées : Enfin une enquête judiciaire sur les rumeurs d'ours tués en Ariège !

Nous venons d'avoir une confirmation officielle de l'ouverture d'une enquête judiciaire au sujet des rumeurs d'ours tués en Haute - Ariège au printemps 2009.

Début septembre, un éleveur dirigeant d'une association anti-ours affirme que deux ours auraient été abattus en Haute-Ariège au printemps 2009.

S'en suit une belle cacophonie : le Préfet dément, les associations demandent à la Ministre de l'Ecologie l'ouverture d'une enquête, le Préfet de Région ouvre une enquête, mais  "administrative et technique".

Mi-octobre, nous avons enfin confirmation de l'ouverture d'une enquête judiciaire, seule susceptible de  donner les moyens nécessaires à la manifestation de la vérité.

Cela prendra sans doute du temps encore, mais la patience et la constance paient parfois.

Ainsi en Béarn il y a une dizaine d'années : un ours est illégalement abattu en 1994 en vallée d'Aspe; les restes sont découverts trois ans plus tard, et les auteurs condamnés en 1999, cinq ans après les faits.

Pour l'heure, nous en sommes limités aux constatations de terrain :

Trois ours étaient repérés en Haute Ariège en 2008 : Boutxy, un mâle adulte de 12 ans; Balou, un jeune mâle lâché à Arbas en 2006; et un troisième ours, non identifié.

Depuis le printemps, il y a bien une baisse importante des observations des indices de présence d'ours en Haute Ariège, mais deux individus au moins y sont repérés, Balou et un second ours, non identifié.

Depuis, des dégâts y ont été expertisés et imputés à un ours, sans pour autant pouvoir identifier l'individu.

Seules des analyses génétiques pourront formellement indentifier les ours encore présents dans ce secteur. Encore faut-il trouver de la matière à analyser, poils ou crottes ...


Photo : Boutxy. Photo JF Ittel
Par Kouki - Publié dans : Ours - Communauté : ARIEGE
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 10 2009 21:12
Article la dépêche du 06.10.09. Je rajouterai à cet article que rien ne prouve que deux ours ont été abattus en haute ariège ( des indices relevés encore récemment ) et que la population d'ours a augmenté cette année ( 2 oursons de hvala ). Les efforts des éleveurs jouant le jeu de la cohabitation paient vraiment. Précisons aussi que l'attaque en Barousse n'est pas encore attribuée à l'ours, mais elle est tout à fait possible. Quant aux éleveurs qui aimeraient être prévenus de la présence de l'ours je dirai que d'une part ce n'est pas possible se suivre à la trace tous les ours et d'autre part que je suis pour un grand renforcement de l'ETO qui pour être encore plus performante et accompagner le retour de l'ours devrait être numériquement plus importante. Cela créerait de l'emploi.

En 2009, un ours peu vorace…

Pyrénées. Malgré l'attaque des brebis, samedi.

Après une attaque de l'ours en Barousse, ce week-end, les éleveurs du secteur demandent, entre autres, si on peut les prévenir de la présence du plantigrade pour pouvoir prendre leurs précautions. De leur côté, les défenseurs de l'ours trouvent que l'animal a bon dos. « Qui sait que pendant le mois de juillet, deux chiens errants ont sévi en Ariège, dans le Couserans, du côté de Soueix et Alos ? demande Alain Reynes, de Pays de l'Ours-Adet. Ils ont tué non pas une, mais 92 brebis, un veau, un poulain et une chèvre ! Et personne n'en a parlé. » Il rappelle que justement, l'année 2009 a été une de celles où l'ours s'est montré le plus discret.

 Depuis le début de l'année, on ne compte que 80 attaques attribuées à l'ours, la moitié de l'année précédente. Certaines années, il y a eu jusqu'à 300 indemnisations. « Et a-t-on dit qu'il y avait eu 132 brebis mortes foudroyées le jour de la transhumance en Ariège ? reprend Alain Reynes. Sait-on qu'il y a 50 000 brebis qui meurent chaque année, toutes raisons confondues sur le massif ? L'ours, c'est donc bien moins que 1%! »

Une mise au point des défenseurs de l'ours, après la manifestation de Foix, samedi. Où, bien au-delà des revendications concernant le droit de chasse, la présence des plantigrades slovènes a été conspuée par les manifestants.

« Il y avait eu des accords de chasse pour les zones à ours dans tous les départements, rappelle Alain Reynes. Mais la Fédération des chasseurs de l'Ariège a dénoncé ces accords, ce qui a abouti à ce jugement. Les chasseurs doivent choisir entre la concertation et les tribunaux. »

Par Kouki - Publié dans : Ours - Communauté : Ecologie et Environnement
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 10 2009 11:35
Pour cause de dysfonctionnements récurrents de GMX nous changeons l'adresse mail qui permet de nous contacter. Oubliez ours-ariege-pastoralisme@gmx.fr qui est remplacée par ours-ariege-pastoralisme@live.fr

Par Kouki - Publié dans : Autres - Communauté : Pyrénées
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 10 2009 09:16
Hier à Foix a eu lieu un grand rassemblement de défense de la chasse. 7000 manifestants environ sont venus de très nombreux départements pour apporter leur soutien aux chasseurs ariégeois soit disant privés de chasse et menacés par l'ours. Tout cela est bien évidemment un mensonge destiné à faire croire que la réintroduction de l'ours tend à interdire tout un tas d'activités et à priver des citoyens de certaines libertés. Comme je le répétai rien ne devrait changer pour les chasseurs responsables sensés déplacer d'eux mêmes les battues lors de la présence avérée d'ursus arctos. En tous cas, CPNT, PS, ASPAP, Grand Charnier, Fédérations pastorales, de chasse, ou de sylviculture, tous les mouvements politiques et associations anti ours étaient à Foix pour dénoncer la présence gênante du plantigrade. Un bouc émissaire presque accusé publiquement des pertes d'emplois dans le département ou de la disparition de la Poste et des services publics. Pendant que certains faisaient de la démagogie d'autres s'occupaient à souiller les devants de la Préfecture : ainsi un sanglier a t-il été crucifié sur une palette fixée sur les grilles, puis éviscéré.

Du beau monde a ensuite été reçu en Préfecture : François Toulis, Président de la Chambre d'Agriculture ( les agriculteurs se disent inquiets pour leurs cultures, mais soulignons que les protecteurs de l'ours se sont déjà prononcés en faveur d'une plus grande régulation du sanglier qui est en compétition alimentaire avec l'ours. Les écologistes n'ont donc pas pour objectif d'interdire la chasse au sanglier ), Jean Pierre Icre, Président de la Fédération de pêche, Claude Carrière ( Président de la Fédération Pastorale , et anti ours de surcroît ), Augustin Bonrepaux ( le Président du Conseil Général qui avait donné sa bénédiction aux renforcements en 1996 ), Henri Nayrou ( député de l'Ariège toujours prêt à mentir comme en Avril cette année dans des buts électoraux ), Philippe Lacube ( éleveur de gasconnes président de l'ADDIP, non berger et non vacher ), Jean Luc Fernandez ( Président de la Fédération des Chasseurs de l'Ariège, qui depuis son arrivée à la tête de la Fédération s'est lancé dans une croisade anti ours sans merci ), Raymond Bernié ( ex président de cette fédé ) et enfin Jacques Laffargue président du syndicat des propriétaires sylviculteurs et président du CESEA Conseil Economique Social et Environnemental de l'Ariège.

A noter : les chasseurs ont été reçus par Xavier Bertrand le 02 Octobre à Saverdun. Il a affirmé qu'il défendrait leur cause devant le Président de la République.
Un véhicule de l'ONCFS a été tié à balle en Ariège. Le Préfet a interdit aux agents de l'ONCFS de sortir sur le terrain lorsqu'il y a chasse.

Voici un article Pays de l'ours ADET :

Les chasseurs ariègeois doivent choisir : la concertation ou les tribunaux ...

La position de Pays de l'Ours - Adet, invariable depuis 1991, est de laisser les chasseurs définir eux-mêmes les adaptations à apporter aux pratiques de la chasse en zone à ours.
Des fédérations ont signé une charte en ce sens avec l’Etat, et des techniciens des fédérations de chasse ont intégré l’Equipe Technique Ours.
Disposant ainsi de l’information en première main, les chasseurs ont eux-mêmes bien souvent déplacé ou annulé des battues lorsqu’un ours était repéré, sans l’intervention de quiconque.
Même si cela n’a pas permis d’éviter tous les accidents,
Pays de l'Ours - Adet reste sur cette position, avec le souci constant d’améliorer les pratiques dans la concertation.

Ainsi, Pays de l'Ours - Adet a récemment accepté de retirer sa plainte contre le chasseur qui avait tiré sur l’ours Balou en septembre 2008, considérant l’engagement de celui-ci, en lien avec la fédération des chasseurs de l’Ariège, de sensibiliser ses collègues et de mieux intégrer la présence de l’ours dans l’organisation de la chasse.

C’est alors que la Fédération des chasseurs de l’Ariège a brusquement changé d’attitude, dénonçant cet accord et durcissant sa position au sein du Groupe National Ours.
Tandis que la fédération, les associations et les services de l’Etat étudiaient ensemble d’éventuels déplacements de réserves, permettant de mieux assurer la tranquillité automnale des ours sans pour autant créer aucune contrainte supplémentaire pour les chasseurs, le nouveau Président de la Fédération ariégeoise a rompu le dialogue, refusant par principe d’envisager toute modification, avant même de les avoir étudiées.

Face à cette attitude radicale, on ne peut pas reprocher au Comité Ecologique Ariégeois de demander à la justice l’application de la Loi.
L’exercice du droit de chasse, que personne ne conteste, ne peut se faire au détriment de la conservation des espèces, gibier comme protégées.

Il est important de rappeler que cette même procédure de concertation est allée à son terme dans le département de la Haute-Garonne, que la charte Etat – Fédération des chasseurs y a été renouvelée, et qu’aucune association n’y a contesté la légalité de l’arrêté d’ouverture de la chasse.

En Ariège, comme ailleurs dans les Pyrénées et à l’étranger, la pratique de la chasse et la présence d’une population d’ours sont tout à fait compatibles.
Il y a encore une place pour le dialogue et la conciliation, pour autant que les acteurs locaux y mettent de la bonne volonté.

Les chasseurs ariégeois doivent choisir entre la concertation, préservant les intérêts de chacun, et les tribunaux.



 
Par Kouki - Publié dans : Chasse - Communauté : Ariège
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